Suggestions sans prétention
conseils, trucs et recettes à saveur champi

Afin de mieux apprivoiser les champignons sauvages :

1- Vous procurer un bon livre sur le sujet, contenant des notions mycologiques de base, des conseils sur la cueillette, l’identification, la comestibilité et la toxicité des espèces  courantes, des photos claires, et autres renseignements appropriés.

2- Faire vos premières cueillettes avec une personne expérimentée, apte à vous conseiller, à vous indiquer les champignons à cueillir et ceux à rejeter en raison de leur toxicité ou de leur mauvais état, et prêt à vous prodiguer conseils et bons trucs.    

3- Cueillir doucement le champignon, sans endommager le mycélium, son milieu de culture et de reproduction; ne cueillir que les jeunes sujets en parfait état, les nettoyer légèrement avant de les mettre dans le panier, les plus lourds au fond; rejetez les sujets dont vous doutez de la comestibilité (toxicité) ou de la qualité (parasites, moisissures, bactéries), ou mettez-les à part dans un sac pour examen plus approfondi.

4- Ne jamais goûter ni avaler même une petite parcelle de champignon au cours de la cueillette; il pourrait être parasité, toxique, voire même mortel, ou ressembler à une espèce comestible sans l’être; toujours identifier l’espèce avec certitude, à l’aide d’un bon livre ou d’une personne expérimentée; par mesure de prudence, bien nettoyer et faire cuire tout champignon sauvage avant de le consommer.  

5- La première saison, n’essayez pas de connaître et de retenir plusieurs espèces; étudiez d’abord les plus toxiques et les mortels (plutôt rares) de la région, puis tentez de vous familiariser avec seulement 3 ou 4 espèces comestibles;  la saison suivante, vous les reconnaîtrez facilement et aurez envie d’en connaître 3 ou 4 de plus.

6- Pour faciliter la détermination des espèces, bien examiner le chapeau, les lamelles et le pied, trois éléments qui fournissent de précieux renseignements par leurs formes, couleurs, textures, mesures, que l’on apprend vite à reconnaître; une coupe transversale vous permet d’évaluer l’aspect général et l’état de santé du sujet.

7- Les meilleurs moments pour la cueillette : le matin, après une pluie, et plus la saison avance;  les meilleurs endroits : les boisés semi-dégagés et dégagés, le long des sentiers, rivières et ruisseaux, le long des champs, dans les prés et pelouses non traitées aux pesticides, sous votre balcon …bref, partout où la nature s’accroche.  

8- Ne pas cueillir sur un terrain privé sans la permission du propriétaire, se tenir à vue et communiquer fréquemment avec les autres cueilleurs, retenir le type d’environnement où vous avez trouvé de bonnes espèces (bois de feuillus, conifères, prés etc.); 

9- Conservation : les champignons sauvages peuvent se conserver de différentes façons, selon les espèces, soit par dessication (séchage), congélation, marinade, dans l’huile et/ou le vinaigre, en poudre dans du beurre ou de la margarine et d’autres façons; bien vous documenter sur le sujet dans les livres de cuisine aux champignons sauvages.